VOSGES TERRE TEXTILE: les fabricants se mettent en scène dans une Web-série

Le label Vosges terre textile, qui rassemble 24 producteurs régionaux, a publié sur la Toile la première vidéo d’une série au ton humoristique visant à promouvoir le savoir-faire de la filière textile vosgienne.

La web-série vante le savoir-faire des fabricants vosgiens avec humour
Intitulée « Vosges terre textile fait son cinéma 01 #Accro », cette séquence met en scène un vampire ne quittant plus son cercueil, avantageusement matelassé de tissu vosgien. Le court-métrage se conclut en présentant ses deux acteurs, Eric Néri et Bruno Remy, respectivement président et responsable de production de l’entreprise Maille Verte des Vosges.

Lancé en 2011, le label Vosges terre textile, qui aurait permis de faire passer de 220 à 235 millions le chiffre d’affaires des entreprises vosgiennes du textile, compte aujourd’hui 20 millions de produits labellisés. Une centaine de nouveaux postes ont par ailleurs été créés au sein de cette filière dont les effectifs sont amenés à se renouveler à hauteur de 20 % d’ici à la fin de la décennie.
Par Mathieu Guinebault pour Fashion Network09/3/2017

MODE: Le Made in France: un défi pour les jeunes marques

Le MIF Expo, salon qui met en avant les initiatives made in France, se tient jusqu’au 20 novembre à Paris, Porte de Versailles. Depuis plusieurs saisons déjà, la fabrication tricolore a retrouvé les faveurs des Français. Selon un sondage Ifop, réalisé pour le salon, ils sont d’ailleurs 89 % à considérer que la réindustrialisation de la France doit être une des principales priorités dans les prochaines années. Mais entre souhaits et concrétisation sur le terrain, les difficultés subsistent. Le parcours est notamment semé d’embûches pour les jeunes et petits créateurs souhaitant proposer du made in France. Matières premières, confection, distribution… A chaque étape, ces derniers font face à des obstacles. FashionNetwork dresse l’état des lieux d’un cocorico qui peine encore à se faire entendre.
French Appeal propose des collections de jeans made in France. « Quand j’ai cherché à lancer ma marque de sneakers, il était essentiel pour moi de proposer une fabrication française, explique Thierry To, fondateur de la marque Luhmen. Mais je n’imaginais pas qu’il serait aussi difficile de trouver un atelier. Très peu sont spécialisés dans la sneakers et d’ailleurs, celui que j’ai trouvé, n’a été fondé qu’en 2011. J’ai l’impression que les ateliers très spécialisés ont fermé avec le temps et quand ils ne le sont pas, bien souvent, ils ne sont pas ouverts aux jeunes créateurs.

Un sentiment confirmé par les chiffres présentés par l’Union des Industries Textiles puisque la France comptait 649 entreprises de textile de plus de 20 salariés en 2010 contre 550 en 2014. En moins de cinq ans, près de 100 entreprises textile ont donc fermé leurs portes…

Pour autant, pour la fabrication, le manque d’ateliers n’est pas le seul obstacle auquel font face les jeunes et petits créateurs. « La difficulté pour moi a été de trouver un atelier qui accepte de fabriquer mes collections de chaussant en petite quantité et à un prix raisonnable, souligne Aline Boulland, fondatrice de la griffe Jolie Frenchy. J’avais trouvé des ateliers compétents, qui fournissent de grandes marques, mais ça n’a pas marché. Les prix étaient exorbitants. Je pense que c’était une façon pour eux de ne pas avoir à dire non. »
Une vision qui ne convainc pas Jacques Martin-Lalande, façonnier et président du groupement de la fabrication française : « Je crois surtout que beaucoup de jeunes créateurs manquent d’expérience. Et ne savent pas toujours taper à la bonne porte pour trouver le façonnier adapté à leurs besoins. La base est se demander de qui on a besoin, un atelier spécialisé ou généraliste ? Il existe des organismes, telle la Maison du Savoir-faire et de la création, qui peuvent répondre à ce genre de problématiques. Les fédérations aussi sont d’une grande aide. Ceci dit, il est vrai que certains façonniers ne peuvent pas produire en petites séries, mais c’est en raison des process industriels ».

Les bases du business, indispensables à la création made in France

Pour la création d’une marque made in France, la maîtrise pointue des prix de revient impliquent des business plans bien ficelés. Et un positionnement prix arrêté avant même le début de la production. « Pour convaincre un façonnier, un jeune ou petit créateur doit arriver avec toutes les cartes en mains. S’il ne sait pas à quel prix il souhaite vendre ses pièces, ce n’est pas imaginable de lancer la production, souligne Jacques Martin-Lalande. Le réseau de distribution doit également être défini car réaliser un business plan sur une marge pour du e-commerce avec une volonté de développement en multimarque, c’est très risqué. Cela ne nous inspire pas confiance car nous savons qu’une fois qu’une marque s’est illustrée dans un segment prix donné, c’est très difficile d’en changer. Evidemment, une fabrication au grand export demande moins de rigueur et laisse plus de marges de manoeuvre. » Confrontée à ce problème de positionnement prix, French Appeal, une griffe de denim made in France, est justement obligée aujourd’hui de réduire ses marges au strict minimum. « Nous avons basé nos prix sur ceux pratiqués par notre premier atelier partenaire, mais ça n’a pas fonctionné. Quand nous avons changé pour un deuxième, plus cher, nous les avons un peu augmentés, mais une fois de plus, le savoir-faire n’était pas à la hauteur de nos attentes, explique Aurélien Jargot, cofondateur de la marque. Au final, nous avons trouvé un atelier faisant exactement ce que nous attendions, mais il est 50 % plus cher que le précédent. Nous n’avons pas pu répercuter cette augmentation car il y a un seuil que nous ne pouvons pas dépasser. Nous rognons donc sur nos marges. C’est aussi un frein à notre développement en multimarques. »

Des initiatives positives naissent

Fort de ce constat, Jean-Luc François, membre de la Fédération du Prêt à Porter féminin et expert en relations internationales pour l’Institut National des Métiers d’Art, a décidé de lancer, avec le soutien de la région Ile-de-France, un incubateur textile en janvier dernier. Celui-ci, organisé en deux pôles (accompagnement de marques et accompagnement de façonniers avec mise à disposition d’un plateau technique), a pour but de permettre aux jeunes et petites marques de produire leurs collections de moins de 100 pièces. « En fait, avec cet incubateur, il y a deux vrais aspects : d’une part l’accompagnement dont bénéficient pendant les six mois d’incubation nos marques et nos façonniers, et d’autre part la possibilité pour des marques extérieures à l’incubateur de produire leur collection. L’idée était de soutenir la création française à chaque niveau, sans prendre le travail de qui que ce soit. Nous remplissons un vide et nous sommes complémentaires aux écoles, aux fabricants », explique Jean-Luc François.
Au-delà de la production, l’incubateur textile offre des conseils techniques qui ont pour but d’apporter une autonomie aux marques. « Il y a parfois de petites erreurs de patronage ou de conception qui augmentent le prix de fabrication. Nous apprenons aux marques qui nous contactent (qu’elles soient ou non dans l’incubateur, ndlr) à les résoudre. » Des conseils de fabrication qui sont effectivement précieux, comme le souligne Inari Blanc, créatrice de la marque de prêt-à-porter féminin Inari. « Les échanges avec mon atelier de fabrication, situé à Marseille, sont essentiels car ils me permettent parfois de réduire les coûts. En tant que créateurs, nous avons bien sûr une formation technique, mais il y a certaines choses que nous ne voyons pas et ces discussions nous permettent de faire aussi bien pour moins cher. »
Et Jacques Martin-Lalande d’ajouter : « Le rôle d’un façonnier est aussi d’accompagner les jeunes et petites marques dans le développement de leur collection. C’est un vrai partenariat qui est chronophage pour les fabricants. C’est également la raison pour laquelle ces derniers ne s’engagent que sur des projets auxquels ils croient. Ils voient sur le long terme donc si les bases ne leur semblent pas bonnes, ils ne vont pas plus loin… » Des signaux positifs sont donc présents, même s’il reste encore un bout de chemin à parcourir avant de parvenir à un véritable équilibre. Un bout de chemin qui au début peut souvent sembler long et coûteux. « Proposer une fabrication française est essentiel et il faut encourager les fabricants comme les créateurs, témoigne Daniel Forge, fondateur de la marque de prêt-à-porter masculin Galucebo. Nous sommes interdépendants. Pour que chacun puisse gagner, ce serait bien que les pouvoirs publics se mobilisent un peu plus, non pas avec des subventions, mais avec de vraies initiatives valorisant le made in France. Selon moi, il faut au minimum trois ans pour être rentable ». Le nerf de la guerre reste donc le même. A l’heure actuelle, l’aventure de la production made in France reste un défi compliqué à relever sans une trésorerie très solide.
Par Anne-Sophie Savenier pour Fashion Network 17/11/2016

POURQUOI LE MADE IN FRANCE VA REVENIR AU TOP

Un vent de patriotisme semble souffler sur notre pays : l’effet des attentats. Dans l’économie aussi, le bleu, blanc, rouge a de nouveau la cote.
Paul Droulers et Sophie Renier le reconnaissent volontiers : le bleu, blanc, rouge n’a jamais été leur tasse de thé. Pendant longtemps, les dirigeants de la société Jack Gomme ne criaient donc pas sur les toits que leurs sacs sortaient d’une usine tricolore. Mais comme, avec la crise, les affaires ne marchaient pas très fort, ils ont commencé à ajouter quelques petits drapeaux discrets de-ci de-là.
Et l’effet a été canon. Depuis 2012, leurs ventes ont quasiment doublé pour atteindre presque 2 millions d’euros cette année, dont 80% à l’export. «Et dire qu’avant cela faisait ringard de fabriquer en France», sourit Paul, dont la société possède deux boutiques à Paris et cinq au Japon.
La valeur France, un atout pour nos entreprises
Eh bien non, cela ne fait plus du tout ringard. Est-ce la conséquence des attentats qui ont frappé notre pays ? Un effet de la bonne tenue des Bleus à l’Euro de football ? Les deux à la fois peut-être ? En tout cas, ces derniers mois, la valeur France a subitement regagné du terrain. Et pas seulement dans l’Hexagone. Sur toute la planète, nos trois couleurs, notre «Marseillaise» et notre «Bastille day» sont redevenus les références ultimes de la liberté et de la démocratie. Et la sympathie pour la «french touch» s’en est trouvée partout renforcée.
Une excellente nouvelle pour nos entreprises. Certes, le mouvement est encore timide. Mais un peu partout dans le pays les exemples de réussite se multiplient, à l’image de Milémil, qui a recréé des chaussures de foot 100% frenchy, du Slip Français, qui casse la baraque un peu partout, ou encore de nos constructeurs automobiles, qui viennent de renouer avec les bénéfices. «La tendance va s’affirmer, on n’en est encore qu’au commencement», s’enthousiasme le député UDI Yves Jégo, qui a créé en 2010 un label Origine France Garantie.
Des indicateurs au vert
De fait, beaucoup d’indicateurs sont au vert : les exportations s’accélèrent (+ 6,1% en 2015), les parts de marché dans la zone euro se sont stabilisées, et notre économie s’est remise à créer des emplois. «Après plus de quinze ans de dégradation, la France retrouve un peu de la capacité de production qu’elle avait perdue», confirme Xavier Ragot, de l’OFCE.
Cette divine surprise tient bien sûr pour une part à l’amélioration du contexte international. Cela fait plus d’un an maintenant que les entreprises tricolores bénéficient de taux d’intérêt dérisoires, de cours du pétrole au plancher et d’un euro fondant (il a perdu 20% en deux ans face au dollar). De quoi donner un coup de fouet à leurs marges et à leur compétitivité.
CICE, baisses de charges,.. Hollande multiplie les cadeaux aux entreprises
Mais si nos sociétés retrouvent aujourd’hui du tonus, c’est aussi – pourquoi le taire ? parce que la politique de l’offre menée par François Hollande commence à porter ses fruits. Après avoir écrasé les entreprises de taxes pendant les deux premières années de son quinquennat, le président, on le sait, a brusquement changé de cap à la fin de 2013. Et il a multiplié les «cadeaux» aux sociétés, au grand dam de la gauche de la gauche.
Les conditions de productivité sont redevenues meilleures qu’en 2012.
Entre le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), les baisses de charges du pacte de responsabilité et l’amortissement supplémentaire de 40% octroyé par la loi Macron, les économies accordées ont déjà représenté 25 milliards d’euros en 2015 par rapport à la situation initiale. Si l’on y ajoute les mesures qui seront votées cet automne (de nouveaux allégements de charges et une baisse de l’IS pour les PME), le bénéfice devrait s’élever à près de 40 milliards en 2017. C’est colossal !
Certes, d’après un récent rapport du Sénat, l’industrie, qui était la cible principale de ces encouragements, n’a reçu que 20% des crédits alloués par le CICE. Mais le ballon d’oxygène est tout de même très salutaire pour nos usines. «Les conditions de productivité sont redevenues meilleures qu’en 2012», reconnaît Denis Ferrand, de COE-Rexecode, un institut proche du patronat.
Le coût du travail moins élevé en France qu’en Allemagne
De fait, en à peine deux ans, les entreprises, dont la rentabilité battait de l’aile depuis 2007, ont réussi à restaurer leurs marges de façon spectaculaire. En particulier dans l’industrie, où elles ont atteint 36,8% fin 2015, contre 33,2% un an plus tôt selon l’OFCE. Du coup, l’Insee prévoit une hausse de l’investissement de 3,7% tous secteurs confondus cette année.
Plus encourageant encore, grâce à la baisse des charges, le coût du travail dans l’industrie tricolore est repassé au-dessous de celui de l’Allemagne, et cela se traduit sur les prix. En moyenne, les étiquettes de nos produits vendus à l’étranger ont diminué de 0,2% entre novembre 2014 et novembre 2015 d’après COE-Rexecode, alors que celles de notre voisin d’outre-Rhin progressaient de 0,6%
200 mesures de simplification
Un bienfait ne venant jamais seul, nos entreprises ont aussi bénéficié du fameux «choc de simplification» annoncé par François Hollande au début de son quinquennat. Certes, la situation reste encore souvent kafkaïenne pour nombre d’entre elles au quotidien. Mais l’incroyable corset de normes, d’interdits et de réglementations uniques au monde qu’elles ont à supporter a commencé tout doucement à se desserrer.
De l’avis même de l’Ifrap, un organisme libéral peu suspect de complaisance avec le pouvoir socialiste, plus de 200 mesures de simplification concrètes ont été mises en place en leur faveur, parmi lesquelles la déclaration sociale nominative unique où la fameuse règle du «silence vaut accord» en cas de demande auprès de l’administration.
Droit du travail assoupli
Autre bonne nouvelle pour nos sociétés, elles vont enfin pouvoir profiter de l’assouplissement du droit du travail qu’elles réclamaient depuis des décennies. Bien sûr, la loi El Khomri ne va pas tout régler, loin s’en faut. Mais en allégeant un peu les procédures de licenciement et en accordant plus de marges de manœuvre aux partenaires sociaux pour négocier des accords d’entreprise, elle va ouvrir des possibilités aux DRH.
La signature d’accords de compétitivité (échange de flexibilité contre maintien de l’emploi) sera, par exemple, facilitée. Pour l’instant, seuls quelques grands groupes comme PSA, Renault ou Michelin s’y sont résolus, mais d’autres sociétés ne manqueront pas de s’engouffrer dans la brèche rapidement.
La French Tech fait parler d’elle à l’étranger
Reste une dernière raison pour nos entreprises de se réjouir : l’image même de notre pays est en train de changer. «Les pouvoirs publics ont enfin compris qu’il fallait mettre le paquet pour l’améliorer», assure Denis Gancel, professeur à Sciences po et spécialiste des marques. Leurs efforts pour développer notre tissu de start-up vont dans ce sens. En 2015, le gouvernement a lancé le French Tech Ticket, un concours pour inciter des entrepreneurs étrangers à venir créer leurs jeunes pousses en France (50 d’entre elles ont déjà été accueillies, et 200 devraient l’être en 2017).
Avant on parlait taxes en France. Maintenant on me questionne sur la French Tech.
Pour enfoncer le clou, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie, s’était rendu en personne en janvier dernier au salon de l’électronique grand public de Las Vegas avec la deuxième plus grosse délégation de jeunes entrepreneurs. Et ça paie. «Avant, quand je rencontrais des étrangers, ils me parlaient tous des taxes en France. Maintenant, ils me posent des questions sur la French Tech», se félicite Bruno Bouygues, patron de Gys, le leader européen des postes à souder et chargeurs de batteries.
Déjà 600 entreprises pour le label Origine France
Baisse des charges, simplification administrative, changement d’image de notre pays, contexte international favorable… Vitaminées par ce cocktail vivifiant, de plus en plus d’entreprises surfent désormais sans complexe sur la vague du made in France. Près de 600 d’entre elles ont par exemple adhéré au label Origine France Garantie créé par Yves Jégo, et ce chiffre devrait rapidement gonfler car les résultats sont là. «Auparavant, les règles du made in France étaient tellement floues qu’on préférait ne pas insister sur notre provenance», témoigne John Persanda, le patron du groupe Sphere, numéro 1 français des emballages ménagers, convaincu que l’adhésion au label a renforcé sa position de leader européen des emballages ménagers (370 millions de chiffre d’affaires en 2015).
Certaines sociétés se sont aussi enfin décidées à chasser en meute, comme le font depuis longtemps leurs concurrentes italiennes et allemandes. Pour la première fois cette année, les fabricants de jouets ont ainsi organisé un stand commun au dernier Salon de Nuremberg, en Allemagne. «Nous étions les seuls à ne pas en avoir», sourit Serge Jacquemier, le patron de l’Association des créateurs-fabricants de jouets français. Il était temps qu’ils se donnent une chance de gagner la partie.

Extraits d’un article paru sur le site de la revue Capital (octobre 2016)

France Terre Textile: un nouveau label regroupant 60 entreprises

Le 13 octobre, le label France Terre Textile a été dévoilé à Paris. Il regroupe une soixantaine de fabricants, positionnés en amont de la filière textile française. Un label qui entend valoriser davantage ce secteur, et contribuer à sa redynamisation. En effet, « l’étiquetage Made in France est un outil imparfait pour la filière textile car il ne valorise que la partie aval, la confection », ont indiqué ces entreprises au Figaro.

France terre Textile regroupe une soixantaine d’entreprises
Jusqu’à maintenant, quatre pôles s’étaient développés dans des régions différentes : les Vosges depuis 2011, l’Alsace en 2013, le Nord en 2015, et l’Auvergne Rhône-Alpes. France Terre Textile, transposition nationale de ces labels régionaux, va permettre de « porter un coup de projecteur sur ces industriels qui font le choix de maintenir leur outil de production dans leur région ». Un outil de promotion au niveau national, mais aussi international.

Le nouveau label garantit au consommateur, au distributeur et aux professionnels que 75 % des opérations de production de l’article sont réalisés dans l’Hexagone. Un pictogramme a été créé : il indique ainsi que le tissage, l’ennoblissement et l’impression ont été effectués dans des entreprises agréées. Des organismes indépendants viendront contrôler ces sociétés tous les ans.

La nouvelle structure est dirigée par un quatuor. Ses présidents sont Gianni Pavan pour l’Alsace, Paul De Montclos pour les Vosges, Raphaël Clochette pour le Nord et Eric Boel pour l’Auvergne Rhône-Alpes.

Au total, les entreprises sous pavillon France Terre Textile totalisent 600 millions d’euros de chiffre d’affaires, dont 47 % à l’export, et emploient 5000 personnes.

Par Marion Deslandes pour FashionNetwork.com

Carrefour met Tex à l’heure du « Made in France »

Dans plus d’une centaine de points de vente français, la marque d’habillement du groupe Carrefour déploie depuis le 4 octobre une offre fabriquée dans l’hexagone.
Une première collection, pour l’heure composée de 36 modèles vendus de 5 à 50 euros, amenée à se renouveler quatre fois par an.
Cette ligne comporte l’incontournable marinière désormais icône du made in France, mais également des jeans, des chaussettes et des sweats. Chacune des quatre collections annuelles prendra pour inspiration une ville française. Après Paris cet automne, suivront ainsi Chamonix, Deauville, puis Saint-Tropez l’été prochain.

Pour produire les marinières, Carrefour a choisi de faire appel à la société Chanteclair, installée à Troyes. Les jeans viennent eux de Bretagne, via l’entreprise Dolmen. Le vendéen Sedem s’occupe lui des pulls, tandis que l’Auvergnat Quioc prend en charge les ponchos. Quelques 100 000 pièces sont ainsi produites à destination des hypermarchés français.

Le groupe Carrefour opère via un réseau de 12 300 magasins répartis dans plus de 30 pays. Son chiffre d’affaires a atteint 104,4 milliards d’euros sur l’exercice 2015.

Par Matthieu Guinebault pour Fashion Network 07/10/2016

La Fabrique à Pierre: Marque de Prêt à Porter « Made In Troyes » cherche financement pour monter sa deuxième collection

Pierre Cuomo, le créateur de la marque, espère obtenir 4000 € grâce aufinancement participatif pour créer sa deuxième collection.
Plus que 40 jours pour aider La Fabrique à Pierre à grandir. À peine un an après son lancement, lamarque de vêtements troyenne prépare sa deuxième collection.
Après les basiques ( sweat-shirt , robe, blouson ), Pierre Cuomo, son créateur, lance unecampagne de financement participatif sur la plate-forme Kiss Kiss Bang Bang . Il espère récolter 4 000 € qui lui permettront d’ acheter le tissu (chez Bugis, à La Rivière-de-Corps ), de réaliser laconfection (chez Emo, à Troyes) et les broderies (chez Abideco, à Creney-près-Troyes ), et de finaliser le site Web (avec les élèves du Master communication de Saint-Joseph à Troyes).

La date limite de collecte est fixée le 12 novembre, pour sortir la deuxième collection en mars 2017. Une campagne pour aider une marque « conçue de A à Z à Troyes ».
Marion et Pierre, deux Troyens, avaient lancé en décembre dernier leur marque de vêtements , La Fabrique à Pierre. Celle -ci est issue à 100 % du savoir-faire local.
www.kisskissbankbank.com/fr/ projects/la-fabrique-a-pierre

Lu dans L’Est Républicain

L’ancienne usine Charles Jourdan de Romans-sur-Isère confiée à 1083

Les élus de la communauté d’agglomération Valence Romans sud Rhône-Alpes, réunis jeudi à Chabeuil, ont confié à la marque 1083 l’ancienne usine historique Charles Jourdan de Romans-sur-Isère (Drôme), actuellement en friche.
Un appel à projets avait été lancé en février. Le groupe Aegide-Domitys, souhaitant renforcer son implantation dans le sud-est, envisageait ainsi d’y construire une résidence pour seniors. Mais c’est le second projet qui a été adopté à l’unanimité. Thomas Huriez, fondateur de la marque 1083, jean 100% fabriqué en France, souhaitait y installer un atelier visitable de fabrication de jeans. Son projet, créateur de 30 emplois, permettait également de sauvegarder une partie du bâtiment. Un restaurant ou encore une boutique devraient également voir le jour. Le prix de cession a été fixé à près de 180.000 euros.

Créée en 2013, la marque 1083 s’appuie sur le savoir-faire français pour produire des jeans, ceintures ainsi que des chaussures. En 2016 (exercice clos au 31 août), la marque a réalisé un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros pour une production d’environ 15.000 jeans et 5.000 chaussures.

Thomas Huriez s’est dit « ultra-content ». « C’est très émouvant. Le travail va commencer, ce n’est que le début, c’est un énorme défi. En plus de la responsabilité économique du projet, on se rend compte qu’on a une responsabilité locale, territoriale », a-t-il déclaré.

La ville de Romans-sur-Isère proposera au groupe Aegide-Domitys d’autres opportunités d’implantation.

MADE IN FRANCE: une master class d’Arnaud Montebourg au forum Empreintes

L’ex-ministre du Redressement productif sera présent le 19 mars au forum bordelais dédié aux marques, pour une master class intitulée « Enjeux et Perspectives du made in France demain ». Une conférence qui se tiendra le 19 mars à 14h sur le campus de la Kedge Business School.

Déprogrammé en octobre 2013, le forum bordelais Empreintes fera son retour du 19 au 20 mars 2015. Une septième édition qui se composera d’une « alternance de tables rondes et de master class, laissant la parole à des experts qui apporteront un éclairage concret sur des thématiques prospectives », expliquent les organisateurs.

Parmi les intervenants attendus figurent les dirigeants de Vicomte A, En Attendant Serge, Christie’s, Weston, Gemo, Didier Parakian, Eminence, Camif Matelsom, American Vintage, Gant, Le Slip Français. A ceux-ci s’ajoutent des dirigeants de Lectra, Alsace Terre Textile, BETC, Sosh, ShowroomPrivé ou Depack.

Par Matthieu Guinebault pour Fashion Mag

Pour les municipales,des écharpes « 100% made in France »

VAISON-LA-ROMAINE (France), 28 fév 2014 (AFP) – Il en reste cinq ou six en France : les sociétés qui commercialisent des écharpes tricolores fabriquées à 100% en France pour les maires et leurs adjoints, mettent les bouchées doubles à l’approche des élections municipales des 23 et 30 mars.
« Le problème aujourd’hui est de trouver des produits de fabrication française », explique Patrick Varinard, dont la société est installée depuis 1963 à Vaison-la-Romaine (Vaucluse). Le ruban est fabriqué par une entreprise de Saint-Étienne (Loire). Ses fils sont teints en bleu, blanc et rouge avant d’être tissés pour former l’écharpe. Onze cm de large, 2 m de long, et portée à l’épaule, elle peut être allongée ou raccourcie, à la demande. Elle peut aussi se porter à la taille, étant alors plus courte, 1,60 m, mais cette pratique a été abandonnée: l’écharpe glissait souvent et surtout gênait en cas d’embonpoint.
Les femmes maires préféraient elles porter une écharpe-collier, terminée par une médaille de la République. « C’est tombé en désuétude », note Patrick Varinard. 100% française elle aussi, la passementerie, glands et franges, est fabriquée dans une entreprise lyonnaise. Le tout est présenté dans une boîte fabriquée en Ardèche.
Bien sûr, les élus ne sont pas obligés d’acheter français… et beaucoup sont tentés par des écharpes 45% moins chères , fabriquées 100% au Pakistan. Mais « le bord du ruban se froisse, et le tissu, en polyester blanc de mauvaise qualité, est imprimé ensuite », raconte Patrick Varinard en soulignant « une différence de travail tellement importante » qu’elle est visible à l’œil nu et encore plus au toucher (ses écharpes de fabrication hexagonale sont vendues 49 euros, ses écharpes d’importation environ 35 euros). Le port de l’écharpe, obligatoire lors des cérémonies officielles pour maires et adjoints, est régi par le code général des collectivités territoriales. Les maires portent l’écharpe tricolore avec deux glands damassés or et des coulants couleur or. Pour leurs adjoints, glands et coulant sont couleur argent.
Les autres conseillers municipaux ne portent pas l’écharpe, sauf s’ils ont reçu une délégation. Lorsqu’elle est portée sur le torse, de l’épaule droite vers le côté gauche, le bleu doit être placé près du col. Lorsqu’elle est portée en ceinture, le bleu est en haut.
Commandes de toute la France
Parmi ses clients, la société Varinard compte d’autres élus que les maires: parlementaires, conseillers généraux et conseillers régionaux qui arborent des écharpes aux couleurs de la région en y faisant parfois figurer l’emblème, comme la région Bretagne qui a fait broder une hermine.
« Le président du conseil général a droit à un gland en or, les vice-présidents un gland en argent », précise Patrick Varinard. En fait, ni les élus régionaux ni les conseillers généraux ne sont contraints par une quelconque obligation légale.
Le port de l’écharpe tricolore leur est même interdit. Comme pour tout élu non autorisé à le faire, cette « usurpation de signes » serait sanctionnée d’un an de prison et 15 000 euros d’amende. « Les parlementaires, qui portent eux l’écharpe tricolore avec la couleur rouge vers le col, en changent plus souvent car ils les utilisent plus », les cumulards – député-maire ou sénateur-maire – portant souvent la même, note Patrick Varinard. Et d’ajouter, avec une pointe d’humour, que l’interdiction du cumul sera sans doute une aubaine pour sa profession.
Sa société familiale, dans laquelle il emploie exclusivement des personnes souffrant de handicap, reçoit, dit-il, « des commandes de toute la France », notamment de la région parisienne et de Bretagne. En général, les carnets de commandes se remplissent entre les deux tours et après le second. Mais certaines mairies ont pris les devants, comme celle d’Avignon. « Une fois, une mairie m’en a commandé deux fois, juste avant les élections et juste après… Ceux qui avaient perdu avaient emporté les écharpes neuves », se souvient Patrick Varinard.

Par Beatrix BACONNIER MARTIN pour Fashion Mag

Made in France: Montebourg prône un « coup de pied aux fesses » de la distribution

Le ministre du Redressement productif a promis de mettre un « bon coup de pied aux fesses » de la grande distribution à l’occasion d’un déplacement de deux jours dans l’Est du pays. Déplacement durant lequel il a notamment visité deux usines textiles du label Vosges Terre Textile, Bleuforêt, et Garnier-Thiébaut.
« Parfois, un bon coup de pied aux fesses, ça fait toutes les lois », a expliqué Arnaud Montebourg lors d’une visite dans une usine textile. Le ministre du Redressement productif était interrogé sur les moyens qu’il entend mettre en oeuvre pour imposer davantage de produits fabriqués en France aux enseignes de la grande distribution. Il a expliqué qu’il allait demander à la grande distribution « un certain nombre d’actes de préférence » pour le made in France.

« On ne peut pas venir dire au ministre du Redressement productif: On va faire des rayons made in France et, dans le même temps, même si ça n’est pas le cas de toutes, dire que finalement, il ne se passera rien et que la compétition n’est toujours qu’avec des produits fabriqués dans des pays low-cost », a indiqué Arnaud Montebourg.

« On va les convoquer et on va leur dire: Voilà, vous m’aviez dit ça il y a un an, j’observe que ça n’est pas le cas. Il n’est pas besoin de prendre des décrets, de faire des lois », a-t-il ajouté.

Le ministre du Redressement productif était en visite dans deux usines textiles, Bleu forêt et Garnier-Thiébaut, dans les Vosges, détentrices du label de fabrication locale Vosges Terre Textile.

« La France est à l’avant-pointe de l’industrie textile », a estimé le ministre, qui croit « possible » des relocalisations dans ce secteur, qui emploie encore 3 200 salariés dans les Vosges, contre plus de 40 000 il y a trente ans. (…) Mais, ceux qui ont assommé les PME en France, c’est quand même la grande distribution », a-t-il encore affirmé.

(avec AFP) Par Matthieu Guinebault pour Fashion Mag